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BONNEVAL

Eure-et-Loir

boite verte

Monument du cimetière


« Bonneval : . »

Source : Emile Dehayes de MARCERE : Tombes des militaires morts pendant la guerre de 70, ministère de l'intérieur, Paris - 1878


« BONNEVAL. L'occupation de la commune a commencé le 19 octobre 1870, elle a cessé complétement le 16 mars suivant.

Le 20 octobre, l'armée commandée par le général Wittich venant de Châteaudun et se rendant à Chartres n'a fait que passer à Bonneval, mais elle y a fait des réquisitions de toute nature ; elle était forte d'environ 10,000 hommes. De ce jour au 29 novembre, Bonneval est constamment visité par l'ennemi, ce qui donne lieu à des alertes continuelles.

Le 27 novembre, l'armée du grand-duc de Mecklembourg, forte de 40,000 hommes, entre à Bonneval, où elle est demeurée pendant trois jours ; saluée par les coups de feu de tirailleurs de la commune logés dans les bois de la Louveterie, elle répond à cette agression en brûlant plusieurs habitations et en fusillant 2 habitants paisibles ; pour couronner son œuvre, le grand-duc autorise le pillage et exige pour le faire cesser une contribution de 20,000 fr.

Jusqu'au 6 décembre, des patrouilles ennemies font continuellement apparition. Ce jour, un corps d'infanterie bavaroise, fort de 1,000 à 1,200 hommes, vient prendre garnison à Bonneval, où il est remplacé par les Mecldembourgeois qui y restent jusqu'à la mi-janvier; pendant ce laps de temps, la garnison varie de 1,200 à 3,000 hommes. Malheureusement lors de l'arrivée de cette garnison, une grande partie des habitants avaient chez eux des soldats français blessés à Loigny le 2 décembre, et qu'ils étaient allés chercher, au nombre de 366. Les soldats Allemands trouvent dans les logements des habitants des soldats français; dans certains logements ils se conduisent convenablement, mais dans beaucoup d'autres ils chassent impitoyablement de pauvres mutilés pour prendre leurs lits. Pendant cette occupation, deux malheureux citoyens, l'un de Saint-Pellerin, nommé Pitard, l'autre d'Arrou, nomm3 Deslandes, faits prisonniers aux environs de Courtalain, sont amenés à Bonneval et fusillés. Plusieurs habitants sont sans motif jetés en prison : M. Tartrais, receveur des postes, et les sieurs Rocipon, père et fils.

La commune est accablée de réquisitions de toute nature. Des placards menaçant les habitants de la fusillade pour la moindre infraction sont affichés par toute la ville. Des postes sont établis dans toutes les rues, sur tous les chemins. Les Allemands convertissent la maison d'école en une ambulance.

A partir du 15 janvier, époque du départ de la garnison proprement dite, le service des convois allemands a lieu par Bonneval; c'est le comble de la vexation, les misérables employés à ce service étaient d'une saleté repoussante, couverts de vermine.

Vient enfin la date des 14, 15 et 16 mars; la retraite de l'armée du Mans s'opère par Bonneval. Malgré le traité de paix, les soldats allemands, plus impérieux que jamais, exigent des réquisitions de toute sorte; le 15, le maire de Bonneval n'ayant pas voulu souscrire à leurs prétentions, est amené au milieu des baïonnettes sur la place publique, où, sous peine de mort, il est contraint de livrer les réquisitions demandées. Le Maire de Bonneval, LHUILLERY. »

Source : Eure-et-Loir, Invasion prussienne, Rapport des maires sur les événements qui se sont passé dans leurs communes - Petrot-Garnier, Chartres, 1872


Modele mp_pho_7140_bonneval_28
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LA
VILLE
DE BONNEVAL
À
SES ENFANTS
MORTS POUR LA PATRIE

À LA MÉMOIRE
DES SOLDATS FRANÇAIS
DÉCÉDÉS À BONNEVAL
LA PLUPART DES SUITES
DE BLESSURES REÇUES À
LA BATAILLE DE LOIGNY
1870 - 1871

FÉLICIE PETITJEAN
INFIRMIÈRE
13 JANVIER 1871

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ALBERTINI
BARBET
BARENTON
BEAUGENDRE
BELLIER
BLANC
BODIN
CADIX
CASTERA
CHAVIGNY
CLEMENT
CORBINET
DAVID
FOSSE
FRANÇOIS
GUILLAUME
HAMON
HAVARD
HENRI
ISAMBERT
JOSSE
LAFLORENTIE
LAROQUE
LÉGER
LEVIZIT

LINXE
MAILLET
MASSON
MONNET
OULLION
PATÉ
PEYRON
POIRIER
SAUDUBRAY
SOYÉ
THÉTERAULT
VALADE