de la première armée de la Loire

           

Novembre - Décembre

Novembre : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

Décembre : 1 2 3 4

 
     
     

Sources : Ané, d'Aurelle, Chanzy, Coynart, Grenest, Jaurès, Lambert, Lehautcourt, Margueritte, Puchesse, Romagny, Rousset

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Début novembre 1870 :

L'entretien de Versailles accordé à M. Thiers n'a pas permis de déclarer l'armistice. La prolongation de la guerre est inévitable.
Plébiscite parisien : 560 000 oui contre 60 000 non se prononcent pour le maintien des pouvoirs du Gouvernement de la Défense Nationale.

Journée du 1e novembre 1870 :

Suite à la capitulation de Metz la proclamation de Gambetta évoquant la trahison des chefs produit un malaise dans l'armée. (Aurelle_68).
(Proclamation du 1e novembre 1870) ,

Le général d'Aurelle rencontre le général Pourcet et les officiers supérieurs du 16e corps au QG de Marchenoir. (Aurelle_75).

Le général Michel (commandant une brigade de cavalerie du 15e corps) est nommé au grade de général de division. Il est affecté à l'armée de l'Est. (Aurelle_82)

Journée du 2 novembre 1870 :

Le général Pourcet est remplacé par le général Chanzy au commandement du 16e corps. (Aurelle_77) (Chanzy_11)

général Chanzy
   

Le général d'Aurelle définit les emplacements devant être occupés par les troupes

(Ordre général du 2 novembre 1870)

(Aurelle_84)

Journée du 5 novembre 1870 :

Le général d'Aurelle reçoit de Tours l'ordre de commencer à partir du 6 novembre au matin son offensive sur Orléans.
Il en informe le général Martin-des-Pallières (Dépêche - 5 novembre 1870) et M. de Cathelineau (Lettre du 7 novembre 1870). (Aurelle_90)

Journée du 6 novembre 1870 :

Les francs-tireurs occupent les abords de la forêt au nord-est.
Les 2e et 3e divisions du 15e corps occupent la région Beaugency - Avaray - Marchenoir.
La cavalerie couvre la gauche vers Châteaudun.
(Lambert_46)

La 1e division du 1e corps bavarois occupe Orléans. La 2e division avec la cavalerie occupe la route d'Orléans à Châteaudun. (Lambert_47)

Journée du 7 novembre 1870 :

Des détachements français gardent la forêt de Marchenoir : la brigade de cavalerie Abdelal et 2 bataillons du 39e de marche occupent Autainville. (Aurelle_93)

Combat de Vallière
Engagement sur Saint-Laurent-des-Bois :
  (Aurelle_94) (Chanzy_14)
Vers 10h30, une colonne bavaroise s'avance de Baccon vers Saint-Laurent-des-Bois    

Troupes françaises

Troupes bavaroises
général Chanzy 2e division du 16e corps   lieutenant-général Von Stolberg

Brigade d'infanterie Bourdillon
brigade de cavalerie Abdelal
3e bataillon de chasseurs à pied
mobiles du Loir-et-Cher

2e division de cavalerie soutenue par des fractions d'infanterie du 1e bavarois (IIIe armée)
2000 hommes de cavalerie, 2 régiments d'infanterie, 2 batteries d'artillerie

Pertes : 4 morts(dont le cdt Labrune) et 35 blessés

 
Bilan : Maintien des positions entre Autainville et Villermain   Bilan : Repli sur Vallière

Documents sur le combat de Vallière :

Récits :
- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 94
- Chanzy : "La deuxième armée de la Loire", pages 14
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 73 à 77
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 111 à 124

Le contre-amiral jauréguiberry prend le commandement de la 1e division du 16e corps;
Après un entretien avec le général d'Aurelle, il rejoint le QG de la 1e division à Viévy-le-Rayé.(Aurelle_95)

Le général d'Aurelle définit l'ordre de mouvement pour le 8 novembre.

(Ordre général du 7 novembre 1870)

(Aurelle_95)

 

Journée du 8 novembre 1870 :

Thiers arrive à Orléans

Le général d'Aurelle reporte son QG du château de Diziers à la ferme de Poisly. (Aurelle_97)

Mouvement général des troupes françaises : Occupation de la ligne Messas - Cravant - Ouzouer-le-Marché. (Lambert_47)

Les 2e et 3e divisions du 15e corps occupent Messas, Cravant et Villermain.
Les deux divisions du 16e corps occupent Villermain et Ouzouer-le-Marché.
Le général Reyau avec dix régiments de cavalerie couvre la gauche entre Ouzouer et Prénouvellon.
La 1e division du 15e corps (des Pallières) progresse sur la rive droite de la Loire par Châteauneuf et Jargeau.(Lambert_47)

 

Le général d'Aurelle définit l'ordre de mouvement pour le 9 novembre.

(Ordre général du 8 novembre 1870)

(Aurelle_97)

 

 

Devant l'imminence d'une attaque, le général Von der Tann fait évacuer Orléans en n'y laissant que deux bataillons.
La 2e division avec la cavalerie occupe la route d'Orléans à Châteaudun. La 1e division prend la route de Binas par Coulmiers et Charsonville ayant pour objectif Châteaudun.
Von der Tann espère des renforts de la 22e divion occupant Châteaudun. (Lambert_47)

Le soir : La 1e division bavaroise occupe la région Rozières - Coulmiers - Epieds - Charsonville - Baccon. La 2e division est en réserve. (Lambert_48)

Le général Chanzy donne les instructions à ses troupes pour la journée du 9 novembre. (Instructions du 8 novembre 1870) (Chanzy_22)

 

Journée du 9 novembre 1870 :

Thiers arrive à Tours

Bataille de Coulmiers :

Mouvement général des troupes françaises :
Les 2e et 3e divisions du 15e corps doivent attaquer Baccon et ses environs.
Le 16e corps doit attaquer Coulmiers et Epieds. La cavalerie et les francs-tireurs doivent appuyer ce mouvement.

En cinq heures de combat, les 2e et 3e divisions du 15e corps s'emparent de Baccon et du château de la Renardière. Puis elles occupent Huisseau.

Le 16e corps (Chanzy) se heurte à une forte résistance ; La 1e division (Jauréguiberry) attaque Epieds. La 2e division (Barry) attaque Coulmiers.

(Engagement allemand : 22000 hommes. Engagement français : 65000 hommes).


monument français


monument bavarois
     

Troupes françaises

Troupes bavaroises
Général d'Aurelle de Paladines   Général Von der Tann
Deux divisions du 15e corps,
Deux divisions du 16e corps,
Forte division de cavalerie Reyau,
soit 65,000 hommes ;

Ier corps bavarois,
2e division de cavalerie,
soit 22,000 hommes
Pertes : 1500 tués ou blessés   Pertes : 42 officiers et 650 hommes tués ou blessés (?)

Bilan : Victoire non finalisée car la cavalerie Reyau restée inactive, les bavarois ne sont pas poursuivis.

Bilan : Défaite des Bavarois.
Von der Tann évacue Orléans et rétrograde au nord vers Etampes.

 

Documents sur la bataille de Coulmiers :

Récits :
- Grenest : "L'armée de la Loire" tome 1 pages 218 à 269
- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 101 à 130
- Chanzy : "La deuxième armée de la Loire", pages 25 à 36
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 80 à 100
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 125 à 166
- Moltke : "La guerre de 1870", page 222

Rapport du général d'Aurelle de Paladines

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Références bibliographiques

 


Baccon

Le corps Cathelineau entre le premier dans Orléans, accueilli avec enthousiasme par la population. (Puchesse_34), (Aurelle_118)

Le général d'Aurelle reporte son QG au château du Grand-Lus. (Aurelle_110)

Journée du 10 novembre 1870 :

Le général d'Aurelle définit l'ordre de mouvement pour le 10 novembre. (Ordre général du 10 novembre 1870) (Aurelle_114)

Le général d'Aurelle rend compte au ministre de la guerre de la journée du 9 novembre . (Dépêche du 10 novembre 1870) (Aurelle_115)

Ordre du jour :
"Quartier général du Grand-Lus, 10 novembre 1870.
Officiers, sous-officiers et soldats de l'armée de la Loire, La journée d'hier a été heureuse pour nos armes.
Toutes les positions attaquées ont été enlevées avec vigueur; l'ennemi est en retraite.
Le gouvernement, informé par moi de votre belle conduite, me charge de vous adresser des remerciements, je le fais avec bonheur.
Au milieu de nos malheurs, la France a les yeux sur vous elle compte sur votre courage. Faisons tous nos efforts pour que cet espoir ne soit pas trompé.
Le général commandant en chef l'armée de la Loire, Signé : d'Aurelle"

Les ambulances portent secours aux nombreux blessés.

Le général d'Aurelle reporte son QG à Villeneuve-d'Ingré. (Aurelle_118)

Les troupes françaises réoccupent Orléans.

Le général d'Aurelle de Paladines est nommé officiellement général en chef de l'armée de la Loire.
Le général Martin des Pallières obtient le commandement du 15e corps.
L'amiral Jauréguiberry est nommé grand-officier de la Légion d'honneur.
Le général Borel est fait général de division..
(Puchesse_35)

M.de Serres vient féliciter le général d'Aurelle à son QG de Villeneuve-d'Ingré. (Puchesse_35)

Le général d'Aurelle définit l'ordre de mouvement pour le 11 novembre :
16e corps d'armée :
1e division (amiral Jauréguiberry) : 1e brigade, vers Boulay; 2e brigade, à Haute-Épine en avant de Clos-Aubry; Réserve d'artillerie divisionnaire à Clos-Aubry.
2e division (général Barry), en avant de Pezelle : Les deux divisions de cavalerie entre Saint-Péravy et Tournoisis; Réserve divisionnaire, à Coulimelle;
Quartier général, à Saint-Péravy.
15e corps d'armée :
1e division (général des Paillères), entre Chevilly et Neuville-aux-Bois.
2e division (général Martineau des Chenez) : 1e brigade (général Dariès), à Orléans; 2e brigade (général Rébillard), à Gidy, se reliant à Cercottes.
3e division (général Peytavin) : 1e brigade, à Bucy-Saint-Liphard; 2e brigade, un régiment à Rosières; deux régiments à Coulmiers.
Brigade de cavalerie Boërio à Ormes.
Parc d'artillerie, à Villeneuve d'Ingré.
(Aurelle_120)

Dans la soirée, les troupes de Von der Tann rejoignent celles du général Von Wittich autour de Toury. (Rousset_108).

 

Journée du 11 novembre 1870 :

Les généraux d'Aurelle et Borel rencontrent le général Chanzy et les officiers supérieurs du 16e corps au QG de Saint-Péravy.
Ils définissent l'organisation des troupes en avant d'Orléans. (Aurelle_121).

Le général d'Aurelle envoie au ministre de la guerre son rapport sur la bataille de Coulmiers. (Rapport du général d'Aurelle de Paladines) (Aurelle_123)

Une dépêche chiffrée prévient l'état-major de l'armée de la Loire de l'arrivée de Gambetta à Orléans le 12 novembre. (Puchesse_36)

Une partie des troupes détachées de Metz de Frédéric-Charles quitte Troyes et se dirige sur Sens, Nemours puis Puiseaux.
Ces troupes rejoindrons Pithiviers le 19. (Puchesse_43)

Le grand-duc de Mecklembourg-Schwerin établit son QG à Angerville. (Rousset_110).

 

Journée du 12 novembre 1870 :

A dix heures du matin, Gambetta, Spuller, Freycinet, Steenackers et le préfet du Loiret, Pereira arrivent à Orléans et se rendent au GG de Villeneuve-d'Ingré.
Un conseil de guerre a lieu avec le général d'Aurelle et les chefs de corps.
Le but est d'adopter un plan de campagne en profitant de la victoire de Coulmiers
Il est décidé d'établir un vaste camp retranché en avant d'Orléans. Les travaux de fortification ont lieu pendant les 15 jours suivants. (Puchesse_37), (Aurelle_130)

 

Documents sur le camp retranché d'Orléans :

- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 131 à 192

Gambetta rédige une proclamation adressée à l'armée (Proclamation du 12 novembre 1870) (Aurelle_131)

Le 15e corps est établi en avant de Chevilly sur la route de Paris. (Puchesse_37)

L'armée du général Von der Tann se dirigeant vers Etampes, s'est regroupée entre Toury et Angerville. (Aurelle_145)

La subdivision d'armée (Armee-Abtheilung) commandée par le grand-duc de Mecklembourg-Schwerin avait ordre d'occuper les régions de Chartres, Bonneval, Châteaudun et Orléans. (Rousset_109) :

- XXIIe division et Ier corps bavarois sur la ligne Allaines-Ouarville,
- la XVIIe division à Angerville,
- la IVe division de cavalerie vers Ymonville,
- la IIe division de cavalerie vers Ouarville,
- la VIe division de cavalerie en marche de Maintenon sur Chartres,
- la Ve division de cavalerie dans la vallée de la Seine.
(Rousset_110).


Grand-duc de Mecklembourg-Schwerin

 

Journée du 13 novembre 1870 :

Le général d'Aurelle est informé, par une lettre de M. de Freycinet, que le 17e corps d'armée, qui se formait à Mer et à Blois,
sous les ordres du général de division Durrieu, récemment rappelé d'Algérie, où il était sous-gouverneur, passerait prochainement sous son commandement. (Aurelle_151)

Journée du 14 novembre 1870 :

Venant de Troyes, le IXe corps de la IIe armée du prince Frédéric-Charles vient occuper Fontainebleau. (Rousset_115).

M. de Cathelineau est nommé colonel et prend le commandement des franc-tireurs occupant la forêt d'Orléans.
Par décret, le général d'Aurelle de Paladines est nommé officiellement général en chef de l'armée de la Loire
et le général Martin des Pallières obtient le commandement du 15e corps. (Aurelle_148)

Le général d'Aurelle se rend à Orléans où il rencontre le préfet, M. Péreira ainsi que le général Dariès (commandant supérieur à Orléans). (Aurelle_152)

Le général Maurandy commandant la 3e division du 16e corps reçoit l'ordre de quitter Gien et de rejoindre Orléans. (Aurelle_153)

La délégation forme successivement les 18e (Billot) et 20e corps (Crouzat) à droite ; le 17e (de Sonis) et plus tard le 21e (Jaures) à gauche.

Effectifs sur la Loire à la fin du mois : environ 200 000 hommes.

Nuit du 14-15 : Surprise des Allemands à Viabon (au nord-est de Châteaudun, route Chartres-Artenay) :
Le colonel Lipowski, avec deux compagnies de francs-tireurs et un peloton de chasseurs, surprend cette localité, quartier général
de la IVe division de cavalerie, occupée par un régiment de uhlans et 2 bataillons d'infanterie.
L'infanterie ennemie s'échappe en se débandant, mais les cavaliers sont presque tous capturés.
Le prince Albrecht se sauva dans la précipitation et laissa sur sa table l'ordre de mouvement qu'il avait reçu du duc de Mecklembourg.
(Aurelle_167) (Rousset_116) (Chanzy_39)


Viabon

Le IXe corps du prince Frédéric-Charles vient occuper Fontainebleau. (Rousset_115).

Journée du 15 novembre 1870 :

Le IXe corps du prince Frédéric-Charles vient occuper Milly. (Rousset_115).

Les troupes du prince Frédéric-Charles venant de Metz arrivent sur Etampes.
Le IXe corps et la Ie division de cavalerie atteignent l'Essonne et font leur jonction avec la IIe division de cavalerie. (Lehautcourt_182) (Rousset_113_115).

Le grand-duc de Mecklembourg-Schwerin réorganise les positions
de la subdivision d'armée pour couvrir à l'ouest le blocus de Paris :

- XXIIe division sur Chartres
- Ier corps bavarois entre Chartres et Ablis,
- la XVIIe division à Rambouillet,
- les IIe et IVe divisions de cavalerie sur Voves et Toury.
(Rousset_112).

 

Journée du 16 novembre 1870 :

Le général d'Aurelle définit de nouveaux emplacements pour les 15e et 16e corps. (Ordre général du 16 novembre 1870) (Aurelle_148)

Le grand-duc de Mecklembourg-Schwerin reçoit l'ordre de couvrir l'ouest du blocus de Paris de Chartres à Dreux. (Rousset_118) :

 

Journée du 17 novembre 1870 :

Positions des troupes françaises suite à l'ordre du 16 novembre :
15e corps :
La cavalerie du 15e corps sur la droite de Saint-Lyé.
1e division d'infanterie (des Paillières) entre Saint-Lyé et Chevilly, avec avant-postes à Neuville-aux- Bois, Villereau, Bucy-le-Roi, Artenay.
La réserve d'artillerie divisionnaire à Chevilly.
2e division d'infanterie (Martineau des Chenez) de Chevilly à Gidy, avec la Provenchère et Huêtre pour avant-postes.
Réserve d'artillerie divisionnaire à Gidy.
3e division d'infanterie (Peytavin) de Gidy à Boulay, avant-postes à Bricy. Réserve d'artillerie divisionnaire à Boulay.
Réserve d'artillerie du 15e corps à Clos-Aubry.
16e corps :
1e division à Coinces, Villardu, Lignerolles, Roumilly, Saint-Péravy, Coulimelle, Saint-Sigismond et Champs, avec avant-postes à l'Encornes, Rouvray, Patay et Pérouville. Réserve d'artillerie divisionnaire à Saint-Péravy.
2e division, 1e brigade, à Gémigny, Cheminiers, Rosières et Coulmiers. 2e brigade en réserve à Bucy Saint-Liphard.
Réserve d'artillerie divisionnaire vers Ormes.
3e division en réserve aux Barres, avec sa réserve d'artillerie divisionnaire derrière elle.
Réserve d'artillerie du 16e corps à Pezelle et Haute-Épine.
La cavalerie du 16e corps à la gauche, à Coulimelle, Tournoisis et Nids, avec un escadron en avant- postes à Brilly et un autre à Villeneuve-sur-Conie.
(Aurelle_161)

Le général Chanzy définit les nouveaux emplacements pour le 16e corps. (Ordre général du 17 novembre 1870) (Aurelle_162)

La 3e division du 16e corps (général Maurandy) arrive à Orléans. (Aurelle_153)

Le général d'Aurelle voulait attendre dans ses positions fortinées l'arrivée du prince Frédéric-Charles après sa jonction avec l'armée du duc de Mecklembourg et celle du général von der Tann. (Aurelle_158)

Combats de Dreux et Houdan. Le général Treskow occupe Dreux en fin de journée.

Combat de Dreux
  (Rousset_118).
Vers une heure de l'après-midi, l'avant-garde de la XVIIe division débouchait devant Dreux, par la route de Nogent-le-Roi.    

Troupes françaises

Troupes bavaroises
général du Temple   général Von Treskow

8 bataillons de mobiles et 4 compagnies de fusiliers marins

XVIIe division

Pertes : Le 2e bataillon des mobiles d'Eure-et-Loir, qui était à Tréon, perdit son chef, le commandant de Briqueville, un autre officier et 16 hommes tués, plus 17 blessés et 8 disparus.

Pertes : Les Allemands comptaient en tout 41 hommes hors de combat.
Bilan : Retraite en désordre sur Nonancourt.

  Bilan : Occupation de Dreux.

Affrontement derrière la forêt de Dreux le long de la Vègre, vers Berchères entre la Ve division et les troupes du lieutenant-colonel Thomas (un détachement de mobiles de l'Ardèche et de francs-tireurs de l'Iton.) (Rousset_119).

Affrontement sur la route de Chartres à la Loupe, vers Landelles entre la VIe division, la XVe brigade de cavalerie et le 8e bataillon de chasseurs de marche. (Rousset_119).

L'armée du grand-duc de Mecklembourg occupe le Perche et repousse les troupes mal organisées du général Fiéreck (commandant supérieur régional de l'ouest).
En tentant de défendre la région de Châteaudun, les régiments de mobiles du général Fiéreck se retirent vers Nogent. Ils font sauter le pont de pierre de Varize.
(Aurelle_169)

Situation des troupes du grand-duc de Mecklembourg dans la soirée du 17 :
XVIIe division, autour de Dreux,
XXIIe division au nord de Châteauneuf-en-Thimerais,
le Ie corps bavarois sur la route de Chartres à Dreux,
la Ve division de cavalerie à Mantes et Houdan,
la VIe à Courville, à l'ouest de Chartres,
la IVe à Thivars, sur la route de Chartres à Bonneval.
(Rousset_119).

Le général Chanzy donne les instructions à ses troupes pour la journée du 18 novembre. (Instructions du 17 novembre 1870) (Chanzy_41)

Journée du 18 novembre 1870 :

L'armée du duc de Mecklembourg occupe Dreux. (Coynart_168)

Le IXe corps du prince Frédéric-Charles vient occuper Angerville. (Rousset_118).

Le général d'Aurelle envoie au ministre de la guerre un rapport sur la situation. (Rapport du 18 novembre 1870) (Aurelle_169)

Affrontement à Saint-Maixme entre le Ie corps bavarois et le 36e de marche. (Rousset_120).

Affrontement au sud-ouest de Thivars entre la IVe division de cavalerie et deux bataillons de mobiles de la Manche et des francs-tireurs. (Rousset_120).

Combat de Ardelles et Digny entre les troupes du lieutenant-colonel Marty (36e de marche et mobiles de la Mayenne)
et la XXIIe division du général Wittich (43e brigade et VIe division de cavalerie). (Rousset_120).


Ardelles - Digny

 

Journée du 19 novembre 1870 :

Le général Jaurès arrive au Mans pour commencer la formation du 21e corps. (Jaurès_3).

M. de Freycinet informe le général d'Aurelle de la formation de nouveaux corps d'armée. (Lettre du 19 novembre 1870) (Aurelle_179)

Le 17e corps, ( Durrieu ), est réuni entre Meung et Châteaudun.
Le 18e corps, ( Bourbaki ), est en formation à Nevers. (Aurelle_180)

La 1e division du 17e corps est à Ouzouer-le-Marché.
La 2e division du 17e corps est à Beaugency.
La 3e division du 17e corps est à Marchenoir.
La cavalerie du 17e corps est répartie de Charsonville à Ecoman.
La division Feillet-Pilatrie du 18e corps est à Gien.
Les troupes du général Fiéreck sont sur la ligne Bonneval, Brou, Nogent-le-Rotrou.
(Rousset_115).

Les troupes détachées de Metz de Frédéric-Charles viennent s'établir à Pithiviers. (Puchesse_43)

 

Journée du 20 novembre 1870 :

Combats de Bonneval et Illiers entre une reconnaissance du 17e corps et la IVe division de cavalerie (prince Albrecht). (Rousset_122).


Bonneval

Le général Jaurès prend le commandement des troupes de l'ancien commandement supérieur régional du général Fiéreck.
Avec ces troupes, il doit assurer la formation du 21e corps. (Dépêche du ? novembre 1870) (Jaurès_2).

Le général Chanzy propose un mouvement offensif au général d'Aurelle. (Dépêche du 20 novembre 1870) (Aurelle_173) (Chanzy_49)

Une partie des troupes détachées de Metz de Frédéric-Charles a quitté Troyes le 11 novembre.
Passant par Ferrières et Courtenay, elle occupe Montargis le 20. (Puchesse_43)

Frédéric-Charles installe son QG à Pithiviers.

Le IXe corps occupe Pithiviers
Le IIIe corps s'est établi ente Pithiviers et Beaune-la-Rolande, vers Boynes
Le Xe corps s'est établi ente Beaune-la-Rolande et Montargis. (Lambert_88).

Gambetta et Freycinet décident de préparer une offensive sur Paris, ils attendent la participation du général d'Aurelle. (Lettre du 20 novembre 1870) (Aurelle_189)

Combat de la Madeleine-Bouvet (au nord de Nogent-le- Rotrou), entre les troupes du général Rousseau et la XVIIe division prussienne, von Tresckow. (Jaurès_5).

Journée du 21 novembre 1870 :

Combat sur Nogent-le-Rotrou entre les troupes du général Rousseau et la XXIIe division, (von Wittich). (Rousset_122).

Combat de la Fourche (au nord de Nogent-le- Rotrou), entre les troupes du général Rousseau
(3 bataillons de mobiles de l'Orne, 2 sections d'artillerie (une de 12 et une de 4 de montagne)) et la 1e division du Ier corps bavarois.(Rousset_123).


La Fourche

Combat sur Thiron-Gardais entre les troupes du général Rousseau (2 bataillons de mobiles (Orne et Manche), 1 section de 12 et 1 mitrailleuse.) et la IIe division bavaroise.(Rousset_123).

Combat sur la Madeleine-Bouvet entre un bataillon de mobiles du Finistère et des francs-tireurs avec la XVIIe division.(Rousset_123).

 

Freycinet envoie des instructions au général d'Aurelle pour préparer une offensive sur Pithiviers.
Cette offensive devait être exécutée par les 18e et 20e corps. Le 20e corps était à Gien et sous le commandement du général Crouzat.(Aurelle_194)

Journée du 22 novembre 1870 :

Le grand-duc de Mecklembourg lance une offensive sur Nogent-le Rotrou. (Rousset_123).

Combats de la Ferté-Bernard entre les troupes du général Rousseau (3 bataillons de mobiles), d'une part ; des fractions de la Ve division de cavalerie et la IIIe brigade d'infanterie bavaroise, général-major Von Schumacher, d'autre part. (Romagny_22). (Rousset_125).

Combat de Bellême (route de Nogent-le Rotrou à Alençon), entre les troupes du général Fiéreck et la 34e brigade allemande, colonel Von Manteuffel.
Les jours suivants, Mecklembourg, enfin mieux éclairé sur l'emplacement de la véritable armée de la Loire, revient vers l'est et fait sa jonction à Toury et Janville avec Frédéric-Charles.(Romagny_22).

Le grand-duc de Mecklembourg installe son QG à Nogent-le Rotrou.
Le soir, la subdivision d'armée occupe Bellême (XVIIe division), le Theil (XXIIe division et Ie brigade bavaroise), Nogent-le-Bernard (IIe et IVe brigades), Authon et Charbonnières (VIe division de cavalerie). (Rousset_125).

Frédéric-Charles prend, avec environ 110 000 soldats aguerris, la direction supérieure des opérations contre d'Aurelle.

Frédéric-Charles

 

Freycinet définit de nouvelles instructions d'offensive aux généraux
des Pallières et Crouzat :

(Dépêche du 22 novembre 1870) (Aurelle_200)

 

15e corps (des Pallières) en bleu

20e corps (Crouzat) en orange

A la nuit tombante, les troupes en retraite du général Rousseau sont dirigées depuis Bellême sur Mamers et la Hutte.
Elles embarquent en train à la Hutte le 23 au matin et arrivent au Mans le soir même. (Jaurès_7).

Freycinet nomme, sur recommandation du général d'Aurelle, le général de Sonis au commandement du 17e corps en remplacement du général Durrieu. (Lettre du 22 novembre 1870) (Aurelle_211)

Journée du 23 novembre 1870 :

Moltke se rend compte que la véritable menace des troupes françaises n'est pas sur Le Mans mais sur Orléans.
Il souhaite combiner les forces du grand-duc de Mecklembourg et celle de Frédéric-Charles.
Il télégraphie au grand-duc de Mecklembourg de revenir sur Beaugency. (Rousset_126).

Par ordre de Tours, le général des Pallières doit quitter Chevilly avec une partie du 15e corps pour marcher sur Pithiviers.
Il doit reprendre cette ville aux prussiens et faire jonction avec le 20e corps du général Crouzat arrivant de Gien.
(Puchesse_39) (Aurelle_201)

Le général d'Aurelle fait part de sa réprobation au ministre de la guerre au sujet du mouvement sur Pithiviers. . (Lettre du 23 novembre 1870) (Aurelle_204)

Gambetta et Freycinet modifient leur plan d'offensive; Les troupes doivent rester en place en attendant de nouveaux ordres. (Dépêches du 23 novembre 1870) (Aurelle_216)

 

Journée du 24 novembre 1870 :

Suite aux ordres reçus de Moltke, la subdivision d'armée du grand-duc de Mecklembourg se dirige vers Châteaudun et Vendôme.
Le soir, après de nombreuses escarmouches elle occupe les positions suivantes :
- Ier corps bavarois à Vibraye.
- XVIIe division à la Ferté-Bernard.
- XXIIe division à Nogent-le-Rotrou
- VIe division de cavalerie au sud-est de Nogent-le-Rotrou vers Châteaudun.
- IVe division de cavalerie sur Brou.
(Rousset_126).

Les mouvements de la subdivision d'armée inquiètent la délégation de Tours; Le 17e corps est concentré sur Marboué en avant de Châteaudun. Le 21e corps est en alerte au Mans. (Rousset_127).

Le général d'Aurelle déplore le fait que le ministre de la guerre donne directement ses ordres aux commandants des corps d'armée (17e, 21e corps ...). (Aurelle_223)

L'opération militaire sur Pithiviers est en cours d'exécution.
La 1e division du 15e corps (général des Pallières) s'est déplacée au-dessous de Chilleurs-aux-Bois.
Le 20e corps (général Crouzat) a pris position entre Bellegarde et Boiscommun, avec ordre d'occuper Ladon et Maizières par des avant-postes.
(Aurelle_226)

Le général des Paillières au général d'Aurelle. Loury, 24 novembre 1870.
Mon convoi tout entier est arrivé à hauteur de Saint-Lyé. Le chemin de Saint-Lyé à Loury étant plus mauvais encore, demain je serai obligé de requérir tous les chevaux du pays pour pouvoir l'amener ici.
Je ne pourrai donc aller plus loin que Chilleurs. J'attendrai des ordres pour exécuter ce mouvement. L'ennemi occupe, dit-on, Chambon.
Aujourd'hui, il a attaqué Neuville-aux-Bois en force, avec pièces de canon, cavalerie et infanterie.
Il a été repoussé par les francs-tireurs de Cathelineau. Demain un rapport sera envoyé.

Combats de Chilleurs et Neuville-aux-Bois (débouchés nord de la forêt d'Orléans).
Les troupes avancées de la le division du 15e corps français, général Martin des Pallières, se heurtent aux avant-gardes et flanc-gardes du IIIe corps allemand, (Alvensleben). (Romagny_22)

De 7 à 10 heures du matin   (Puchesse_40)

Troupes françaises

Troupes prussiennes

Avant-garde du 15e corps français : 1500 hommes
29e de marche
Hussards et dragons (Longuerue)

3000 hommes
Les habitants de Neuville organisent les secours.  

Fort bombardement de la ville.

Bilan : Occupation de Neuville-aux-Bois

Bilan : Evacuation de Neuville-aux-Bois

Affrontement à Neuville-aux-Bois entre des cavaliers prussiens et les francs-tireurs de Cathelineau.(Aurelle_232).

Combats de Ladon et Mézières (débouchés ouest de la forêt d'Orléans), entre les têtes de colonne du 20e corps, général Crouzat, et les flanc-gardes du Xe corps, général von Voigts-Rhetz, en marche de Montargis vers Beaune. (Romagny_22)

Relation des combats de Ladon, Mézières et Boiscommun par le général Crouzat. (Dépêche du 24 novembre 1870) (Aurelle_226)


Ladon

Mézières


Boiscommun

 

Documents sur les combats de Ladon, Mézières et Boiscommun :

Récits :
-
d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 226 et 227
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 139
- Lambert : "Les campagnes de la Loire", page 89

Journée du 25 novembre 1870 :

Le général de Sonis avait ordre de défendre Châteaudun. (Aurelle_251)

Combat de Brou, entre les troupes du 17e corps du général de Sonis ( 3e division (Deflandre),un régiment de cavalerie et deux batteries.) et une colonne bavaroise.
Les bavarois se replient sur Bazoche et les troupes française occupent Brou.(Rousset_128) (Aurelle_251) (Chanzy_52)

La rumeur d'une offensive prussienne sur Châteaudun inquiète le gouvernement de Tours.
Celui-ci ordonne que le général de Sonis se replie sur Ecoman et non sur Orléans.
Le général d'Aurelle envoie en renfort à Tours, le 33e régiment de marche. (Aurelle_254)

Le soir, le général de Sonis reporte ses troupes de Brou sur Marboué. Il reçoit l'ordre de se replier sur Ecoman. (Rousset_128)

Le 21e corps organisé au Mans par le général Jaures forme un effectif de 45 000 hommes (35 000 mobiles, 6000 mobilisés, 4000 hommes de troupes régulières).
Le général Jaures reçoit directement ses ordres du ministre de la guerre. (Jaurès_8).

Le grand-duc de Mecklembourg reçoit une dépêche du grand quartier général qui le place sous les ordres du prince Frédéric-Charles.(Rousset_128)

Le général d'Aurelle fait part au ministre de la guerre de son opinion sur les opérations du 24 novembre. (Dépêche du 25 novembre 1870) (Aurelle_234)

Freycinet ordonne au 18e corps (général Billot) à Gien de se porter sur Montargis pour soutenir le 20e corps.(Aurelle_237)

Journée du 26 novembre 1870 :

Le soir, le 17e corps du général de Sonis arrive à Ecoman et Marchenoir.(Rousset_129).

Les troupes du grand-duc de Mecklembourg entrent à Châteaudun.(Rousset_129). (Chanzy_52)

Dans le but de reprendre Pithiviers, Freycinet définit un mouvement offensif sur Beaune-la-Rolande pour les 18e et 20e corps (Dépêche du 26 novembre 1870). (Aurelle_238)

Combat de Lorcy (entre Beaune-la-Rolande et Montargis), entre les têtes de colonne du 18e corps français et les flanc-gardes et reconnaissances du Xe corps allemand. (Romagny_23)

Journée du 27 novembre 1870 :

Les troupes du grand-duc de Mecklembourg viennent s'établir entre Châteaudun et Bonneval.
Elles effectuent leur jonction avec un fort détachement du prince Frédéric-Charles sur Orgères. (Rousset_129)

Journée du 28 novembre 1870 :

Glais-Bizoin, Crémieux, Cochery, Lefébure arrivent à Orléans pour une visite à l'armée de la Loire; Ils rencontrent le général d'Aurelle à son QG de Saint-Jean-de-la-Ruelle. (Puchesse_41) (Aurelle_273)

Bataille de Beaune-la-Rolande :

Les 18e et 20e corps, sous le commandement supérieur du général Crouzat, commencent la manoeuvre et attaquent le Xe corps, Von Voigts-Rhetz, solidement retranché dans Beaune.

Le 20e corps enlève Saint-Loup, Nancray et Batilly, mais il est arrêté devant Beaune-la-Rolande.
Le 18e corps s'empare de Mézières et de Juranville, et ne peut arriver qu'à la nuit à Beaune-la-Rolande, pour soutenir le 20e corps.(Aurelle_240)

Combat de Juranville par G. Claris

    (Puchesse_44)

Troupes françaises

Troupes bavaroises
Général Crouzat, 20e corps : 35 000 hommes
Général Billot, 18e corps : 25 000 hommes
Frédéric-Charles
55 000 hommes, prussiens et hanovriens

Le 20e corps s'engage avec succès à l'ouest et au sud de Beaune.
Mais vers 15h l'offensive de renforts prussiens obligent le 20e corps à la retraite.

Le 18e corps intervient tard au secours du 20e corps. Il reprend Juranville.
Cathelineau et Des Pallières ne peuvent intervenir à temps.

37e, 38e et 39e brigades du Xe corps (général Von Voigts-Rhetz)
Ve division prussienne(général Stulpnagel) du IIIe corps (Alvensleben)
Une brigade de la VIe division de cavalerie.

Le général Crouzat est forcé de battre en retraite, et fait replier le 20e corps sur Boiscommun et le 18e sur Ladon.
Les Prussiens, qui étaient restés maîtres de Beaune-la-Rolande, l'évacuent pendant la nuit, mais ils y rentrent le matin, après notre mouvement de retraite. (Aurelle_240)
Occupation de Beaune-la-Rolande

3000 tués, 1600 prisonniers

900 tués, 100 prisonniers


Beaune-la-Rolande par Beauquesne


Beaune-la-Rolande


Juranville

 

Documents sur la bataille de Beaune-la-Rolande :

Récits :
- Aube, Th. : "Le 20e corps de l'armée de la Loire", Revue des Deux-Mondes, juillet/aout 1871
- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 227 à 267
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 145 à 157
- Moltke : "La guerre de 1870", page 235
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 245 à 265

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Références bibliographiques

Journée du 29 novembre 1870 :

Freycinet définit ses instructions aux 18e et 20e corps (Dépêche du 29 novembre 1870). (Aurelle_248)

Occupant Châteaudun, l'armée du duc de Mecklembourg lance une attaque vers Varize.
Combat du pont de Varize (à l'ouest de Châteaudun) entre les francs-tireurs de Lipowski et la IVe brigade bavaroise, général-major von der Tann, et des fractions de la IVe division de cavalerie.
Lipowski doit battre en retraite. (Aurelle_259) (Chanzy_53) (Rousset_162)


Varize

Affaire de Guillonville ; Les francs-tireurs de la Sarthe doivent se retirer sur Patay. (Aurelle_259)

Affaires de Villamblain et Tournoisis (route de Châteaudun à Orléans), entre la brigade de cavalerie Digeard, du 16e corps,
et la IVe division de cavalerie (prince Albrecht père), soutenue par des fractions d'infanterie bavaroise.(Aurelle_259)

Le général d'Aurelle fait part au ministre de la guerre des engagements du 29 novembre. (Dépêche du 29 novembre 1870) (Aurelle_260)

Suite à la dépêche alarmiste du général Chanzy, le général d'Aurelle organise ses troupes en vue d'une attaque imminente. Cette alerte est sans suite. (Aurelle_261_267)

Paris : Combat de l'Hay.

Le général d'Aurelle déplore l'état de faiblesse de l'ensemble des troupes après ces journées de combat. (Aurelle_272)

Journée du 30 novembre 1870 :

Escarmouches de Mézières, Boiscommun, Nancray, aux débouchés de la forêt d'Orléans, entre les arrière-gardes de Crouzat et les reconnaissances des vainqueurs de Beaune.(Romagny_25)

Paris : Combats de Thiais - Choisy-le-Roi

Paris : Combat de Montmesly - Créteil.

Paris : Combat d'Epinay-les-Saint-Denis.

Freycinet et de Serres rencontrent d'Aurelle, Chanzy, Borel et Bourbaki (?) au QG d'Orléans. (Aurelle_275) (Chanzy_56)
Ils décident un mouvement offensif général.(Puchesse_48)

Freycinet précise son projet d'offensive : "Il consistait à exécuter un changement de front vers la droite des Paillières, avec la 1e division du 15e corps à Chilleurs, devait servir de pivot. Le 16e corps avait donc le plus long chemin à parcourir; le 15e corps (2e et 3e divisions) ne devait avancer que successivement et au fur et à mesure que le 16e corps s'emparerait des positions que l'armée allemande occupait à sa gauche. Le 17e corps restait devant Orléans pour le couvrir. Les 18e et 20e corps devaient recevoir des ordres du ministre, en temps opportun, pour rejoindre le gros de l'armée (15e et 16e corps), parla route de Beaune-la-Rolande à Pithiviers."
(Aurelle_276)

Les 17e, 18e et 20e corps restent sous le commandement du délégué à la guerre, Freycinet. (Aurelle_277)

Le général Bourbaki va prendre le commandement du 18e corps. (Puchesse_48)

Journée du 1er décembre 1870 :

Le général Chanzy définit l'ordre de marche du 16e corps pour cette journée. (Ordre de marche du 1e décembre 1870) (Aurelle_278) (Chanzy_57)

Le général Chanzy propose un mouvement offensif au général d'Aurelle. (Lettre du 1e décembre 1870) (Aurelle_281) (Chanzy_60)

Le général Crouzat informe le ministre et le général d'aurelle de l'état de ses troupes, (Dépêche du 1e décembre 1870). (Aurelle_245)

Freycinet, mécontent des demandes du général Crouzat, place le 20e corps sous la direction du commandant en chef du 18e corps. (Aurelle_247)

Combats de Guillonvile, Gommiers, Muzelles, Faverolles et Villepion.

La division Jauréguiberry du 16e corps mène une offensive de Guillonville à Gommiers et Terminiers.

La 1ere division bavaroise de Von der Tann est repoussée au delà de Loigny.

En fin de journée, le 16e corps occupe Guillonville, Gommiers, Terminiers, Faverolles et le château de Villepion.
(Aurelle_286)


Le combat de Villepion par Boutigny

Documents sur le combat de Villepion :

Récits :
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 290 à 302
- Chanzy : "La deuxième armée de la Loire", pages 62 à 65
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 171 à 179

Le général Chanzy rend compte des engagements de la journée au général d'Aurelle.
(Dépêche du 1e décembre 1870) (Aurelle_286)

Freycinet informe le général d'Aurelle de la sortie, au sud de Paris, du général Ducrot.
(Dépêche du 1e décembre 1870) (Aurelle_289)

Suite aux combats des 28, 29 et 30 novembre à Paris, Gambetta envoie une proclamation aux préfets.
Ce texte est reproduit dans les journaux. (Aurelle_293)

Le général d'Aurelle prend le commandement des 17e, 18e, et 20e corps à la demande de Freycinet.
Il organise la continuation de l'offensive prévue pour le 2 décembre. (Aurelle_299)

Le général Chanzy définit l'ordre de marche du 16e corps pour la journée du 2 décembre.
(Ordre de marche du 1e décembre 1870) (Aurelle_301) (Chanzy_66)

"Pendant la nuit du 1e au 2, l'armée française et l'armée prussienne bivouaquèrent à peu de distance l'une de l'autre. La nuit était froide, on apercevait les feux de l'armée ennemie, que les Prussiens ne prenaient pas la peine de dissimuler, contrairement à leurs habitudes. Nos soldats ne furent pas inquiétés pendant la nuit, mais ils étaient fatigués par les combats de la veille et eurent à souffrir de la rigueur de la température le thermomètre descendit tout à coup à 3 ou 4 degrés au-dessous de zéro." (Aurelle_305)

Journée du 2 décembre 1870 :

Paris. 2-3 déc. Bataille de Champigny - Bry.

Le général d'Aurelle effectue le transfert de son QG de Saint-Jean de la Ruelle à Chevilly. (Puchesse_48) (Aurelle_299)

Escarmouches de Bazoches-les-Gallerandes entre les avant-postes du 15e corps français, Martin des Pallières, et des fractions de la 2e division de cavalerie, lieutenant- général von Stolberg.(Romagny_26)

Bataille de Loigny - Poupry :

Troupes françaises

Troupes allemandes
Général Chanzy, général des Pallières
45 000 hommes
Grand-Duc de Mecklembourg
35 000 hommes

Engagement sur Loigny :
16e corps
Fragments du 17e corps en renfort en fin de journée

1er corps bavarois, XIIIe corps
2e et 4e divisions de cavalerie

Engagement sur Poupry :
Aile gauche du 15e corps
divisions Peytavin et Martineau
22e division prussienne
 
Occupation de Loigny

4000 tués, 2500 prisonniers

4000 tués, 500 prisonniers

L'échec de l'offensive française est dû essentiellement à la mauvaise coordination des troupes.


tableau de Jules Duvaux

Loigny

Deux bataillons français du 37e de marche résistent dans le cimetière de Loigny. Le général de Sonis rassemble 800 hommes (Volontaires de l'Ouest, mobiles des Côtes-du-Nord, francs-tireurs de Tours et de Blidah) et tente une charge héroïque pour reprendre le village de Loigny. En vain.

Les Volontaires de l'Ouest étaient 300 conduits par le général de Charette; 18 officiers et 198 hommes furent mis hors de combat.
Les mobiles comptèrent 110 tués et les francs-tireurs 62.
Le général de Sonis fut gravement blessé à la jambe et resta toute la nuit sur le champ de bataille.

 

 

Documents sur la bataille de Loigny :

Récits :
- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 299 à 320
- G.B. de Puchesse : "L'armée de la Loire et ses opérations autour d'Orléans", Revue des questions historique, 1871, pages 48 à 52
- Moltke : "La guerre de 1870", page 243
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 303 à 327
- Chanzy : "La deuxième armée de la Loire", pages 70 à 79
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 182 à 200

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Extraits de "L'assaut de Loigny" de Patrice Mahon

Le 66e régiment de mobiles de la Mayenne à Loigny

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Références bibliographiques

 


Lumeau

Le général d'Aurelle établit pour la nuit son QG à Artenay. (Aurelle_314)

Le général d'Aurelle fait part au ministre de la guerre des engagements du 2 décembre. (Dépêche du 2 décembre 1870) (Aurelle_316)

Le général Chanzy rend compte des engagements de la journée au général d'Aurelle. (Lette du 2 décembre 1870) (Aurelle_317) (Chanzy_80)

Après la défaite de l'aile droite des forces françaises à Beaune-la-Rolande et du centre et de l'aile gauche à Loigny-Poupry, les troupes allemandes se concentrent pour une offensive sur Orléans.

Le général Bourbaki arrive à Bellegarde où il doit prendre le commandement des 18e et 20e corps. (Aurelle_336)

Journée du 3 décembre 1870 :

Froid intense.

Gambetta redéfinit le commandement des corps d'armée. (Dépêche du 2 décembre 1870)
Cette dépèche est parvenue le 3 au matin au général d'Aurelle. (Aurelle_321)

Le général d'Aurelle donne ordre au général Bourbaki (18e et 20e corps) de porter renfort au 15e corps à Chilleurs. Ces troupes arrivèrent trop tard pour soutenir le 15e corps. (Aurelle_336)

Devant l'état déplorable de ses troupes, le général d'Aurelle décide la retraite générale sur Orléans. (Aurelle_320)

Combats d'Artenay - Chevilly - Cercottes - Chilleurs - Gidy - Saran

Très violents combats soutenus surtout par les divisions Peytavin et Martineau des Chenez, du 15e corps, au cours de la retraite vers Orléans, contre le IXe corps prussien et autres fractions de Frédéric-Charles.(Romagny_27)


Artenay

Chevilly

Cercottes
 

Gidy
 

Documents sur les combats du 3 décembre sur Orléans :

Récits :
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 328 à 353
- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 322 à 331
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 207 à 222

Le général d'Aurelle donne le commandement provisoire des 16e et 17e corps au général Chanzy. (Chanzy_88)

Le général Chanzy donne les instructions à ses troupes pour la journée du 4 décembre. (Instructions du 3 décembre 1870) (Chanzy_84__92)

Le général d'Aurelle déplore les désordres de la retraite. Il établit pour la nuit son QG à Saran. (Aurelle_327)

Le général Martineau rend compte des engagements de la journée au général d'Aurelle. (Rapport du 3 décembre 1870) (Aurelle_328)

10h50 du soir : Freycinet définit les instructions des corps d'armée pour le 4 décembre. (Dépêche du 3 décembre 1870) (Aurelle_337)

Journée du 4 décembre 1870 :

En concertation avec le général Borel, le général d'Aurelle décide l'évacuation d'Orléans vers le sud-ouest et sud-est. (Aurelle_334)

4h du matin : Le général d'Aurelle informe le ministre de la guerre de la situation. (Dépêche du 4 décembre 1870) (Aurelle_334)

5h du matin : En réponse, Freycinet réaffirme la nécessité de défendre Orléans. (Dépêche du 4 décembre 1870) (Aurelle_339)

8h du matin : Le général d'Aurelle informe le ministre de la guerre de la situation. (Dépêche du 4 décembre 1870) (Aurelle_341)

8h30 : Le général d'Aurelle quitte Saran pour Orléans.
Vers 10h : Le général des Pallières avec la 1ere division du 15e corps arrive à Orléans.
Avec cette forte division, le général d'Aurelle pense pouvoir résister à l'avance prussienne;
11h55 : Il en informe la délégation de Tours. (Dépêche du 4 décembre 1870) (Aurelle_344)

Les allemands reprennent leur marche offensive.

Combat de Patay. (Chanzy_90)

- Combats des arrière-gardes des 17e et 16e corps (général Chanzy), contre la 4e division de cavalerie (prince Albrecht), et autres fractions du grand-duc. (Romagny_27)


Patay

Combats de Bricy et Boulay. (Chanzy_90)


Boulay

11h15 du matin : La délégation de Tours renonce à la défense d'Orléans. (Dépêche du 4 décembre 1870) (Aurelle_345)

13h35 : Freycinet confirme la présence en renfort des 18e et 20e corps à l'est et la constitution de renforts à l'ouest.
Il annonce l'arrivée de Gambetta à Orléans. (Dépêche du 4 décembre 1870) (Aurelle_345)

Bataille autour d'Orléans :

Série d'engagements dans la forêt et autour de la ville, soutenus par le 15e corps et des fractions des 16e et 17e corps, contre le gros des forces de Frédéric-Charles qui marchent concentriquement sur Orléans.(Romagny_27)

Les troupes françaises sont poussées à la retraite dans une grande confusion.
Le général d'Aurelle et ses officiers supérieurs tentent en vain d'organiser la défense mais l'offensive prussienne est générale.
Les troupes françaises sont submergées. La défense des abords d'Orléans n'étant plus possible, le général d'Aurelle décide l'évacuation de la ville à 16h. (Aurelle_347)

17h : Le général d'Aurelle informe le ministre de la guerre de l'évacuation d'Orléans. (Dépêche du 4 décembre 1870)
Le train de Gambetta ne put arriver à Orléans.
Le préfet, M. Pereira, son secrétaire M. Baguenault et le général d'Aurelle attendaient en vain le ministre de la guerre. (Aurelle_348)

Le 15e corps du général Martin des Pallières est chargé de couvrir la retraite.
Il résista jusqu'à 10 heures du soir et assura tant bien que mal l'évacuation de la ville. (Aurelle_349)

Le général Martin des Pallières conclut une suspension d'armes avec le général Von Treskow (17e division du XIIIe corps) pour éviter le bombardement de la ville.

La réoccupation d'Orléans par les Allemands se fit vers 1h du matin.


Saran


Orlèans

 

Récits :
- d'Aurelle de Paladines, : "La première armée de la Loire", pages 268 à 361
- G.B. de Puchesse : "L'armée de la Loire et ses opérations autour d'Orléans", Revue des questions historique, 1871, pages 53 à 58
- Lehautcourt : "Campagne de la Loire, Coulmiers et Orléans", pages 354 à 379
- Rousset : "Histoire générale de la guerre franco-allemande", tome 4, pages 222 à 238

Le général Chanzy donne les instructions à ses troupes pour la journée du 5 décembre. (Instructions du 4 décembre 1870) (Chanzy_94__102)

Le général d'Aurelle donne les ordres pour l'évacuation de la ville :
Le général Bourbaki doit arrêter la marche des 18e et 20e corps sur Orléans et diriger le 18e sur Gien, et le 20e sur Argent par Sully.
Le général Chanzy doit continuer sa retraite sur Beaugency et Blois avec le 16e et le 17e corps.
Le 15e corps effectue sa retraite sur Salbris.

Le général d'Aurelle part avec son état-major pour se rendre à la Ferté Saint-Aubin, point de ralliement des régiments du 15e corps. Il y arrive à 3h du matin. (Aurelle_352)

 

 

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