Octobre

 
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Sources : d'Aurelle, de Blois, Chevalier, Ducasse, Glais-Bizoin, Grenest, Alexandre Lambert,
Pierre Lehaucourt, P.&V. Margueritte, de la Motte Rouge, Jules Mazé, Pourcet, Rousset

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Journée du 1er octobre 1870 :

Le général de Polhés dispose de 15 bataillons et demi et 6 régiments de cavalerie. (Rousset)

La délégation de Tours émet un décret qui fixe au 16 octobre l'élection des membres de l'Assemblée nationale. (GB_84)

 

Journée du 2 octobre 1870 :

Décret instituant les cours martiales pour réprimer l'indiscipline des troupes. (Chevalier_63)
Arrivée du général Uhrich à Tours. (Chevalier_71)

Le général de Polhés décide une offensive; la brigade de Longuerue se porte sur Chevilly, la brigade Michel sur Meung.
Le général de Morandy remplaçant le général Bertrand est chargé de la défense de la forêt avec 6 bataillons.
(Rousset)

Sur ordre de Tours, la 2e brigade de la 3e division du 15e corps doit rejoindre Epinal. Cette brigade sera remplacée et commandée par le général Martinez. (LMR_34)

Journée du 3 octobre 1870 :

Démission de l'amiral Fourichon en tant que ministre de la guerre.
Crémieux reprend ce ministère par intérim avec le général Lefort pour secrétaire.(Chevalier_74)

Journée du 4 octobre 1870 :

Méconnaissance des positions des allemands. Mais avant-postes à Toury

Affaire d'Epernon (route de Rambouillet à Chartres) entre des gardes nationaux et mobiles et la 13e brigade de cavalerie, colonel Von Alvensleben, soutenue par des fractions d'infanterie du 1e bavarois.

A Bourges, le général de la Motte Rouge rencontre les officiers du 15e corps. (LMR_34)

Journée du 5 octobre 1870 :

Combat de Toury : (route de Paris à Orléans)   (Grenest_31)

Troupes françaises

Troupes prussiennes
Général Reyau
Prince Albrecht
Reconnaissance offensive sur Toury    
Long combat d'artillerie

Division de cavalerie Reyau
Brigade de Longuerue
Mobiles du Cher
Tirailleurs algériens

4e division de cavalerie allemande,

Bilan : 2 officiers grièvement blessés (6e hussards)
La brigade de Longuerue occupe Toury et Janville
La brigade Michel occupe Creusy

Bilan : Retraite sur Etampes

 

Récit du combat de Toury : Grenest tome 1 pages 31 à 38

Reyau transmet un compte rendu de cette journée à la délégation à Tours.

Encouragée par le succès de cette journée, la délégation de Tours prescrit au général de la Motte Rouge le transfert de son QG à Orléans. (LMR_39)

L'agence Havas annonce dans les journaux une victoire française.

De Moltke s'inquiète de cette situation et attend des informations sur l 'ampleur des troupes françaises sur Orléans.

Combat de Pacy-sur-Eure :    

Troupes françaises

Troupes prussiennes

Mobiles du général Delarue, commandant du corps de l'Eure en
formation à Vernon et Evreux,

Fractions de la 3e division de cavalerie commandées par le
général-major Von Bredow

 

 

Le général Borel se rend à Orléans pour faire le point de la situation avec le général de Polhès (LMR_39)

Le général de Polhès reçoit l'ordre de rejoindre Bourges pour organiser les gardes mobiles de la région (LMR_39)

Le général de la Motte-Rouge remplace le général de Polhès à Orléans.


général de la Motte-Rouge

Journée du 6 octobre 1870 :

L'état-major allemand ordonne une offensive sur la Loire : Ordre du 6 octobre du chef d'état-major de la IIIe armée, Blumenthal. (LMR_39)

Moltke ordonne à Von der Thann de marcher sur Orléans par Toury et de repousser les français au sud de la Loire.

Von der Thann commande le 1e corps bavarois qui a participé à la bataille de Sedan.
Ce corps a été envoyé sur Paris avec l'armée du Prince Royal. Il est cantonné à Palaiseau.

Von der Thann reçoit en renfort la 22e division d'infanterie du XIe corps (Von Wittich) et les 2e, 4, et 6e divisions de cavalerie.

Le 1e corps bavarois se dirige sur Arpajon.
La 22e division d'infanterie marche sur Montlhéry par Villeneuve et Epinay.
Le flanc gauche est couvert par la 2e division de cavalerie prussienne (comte Stolberg) vers Marolles par Plessy Patay.
Le flanc droit est appuyé par la 4e division de cavalerie prussienne (prince Albrecht) au sud-ouest d'Arpajon.
La 6e division de cavalerie prussienne (duc Guillaume de Mecklembourg) occupe l'ouest d'Arpajon.

Le général de la Motte Rouge quitte Bourges et installe son QG à Orléans.
Il prend la direction supérieure des opérations sur la rive droite de la Loire et ordonne le regroupement des 2e et 3e division à Orléans.
La 1ere division doit occuper Gien et Montargis.
(LMR_41)

Ces déplacements seront retardés à cause de problèmes d'acheminements par voie ferrée.
La 1e division est envoyée sur Gien pour gagner ensuite Montargis et Fontainebleau.
(Rousset)

u
Les troupes chargées de la défense d'Orléans et de la forêt étaient ainsi réparties:
12e régiment de mobiles (Nièvre) et régiment du Cher à Cercottes, à Saran et en ville.
3e bataillon du régiment de la Charente à Bellegarde et Lorris.
deux bataillons du Lot à Loury et lieux voisins.
un bataillon du Loiret (dépôt) à Châteauneuf.
(LMR_42)

Ces corps avaient été placés sous les ordres du colonel Morandy, des tirailleurs algériens. Ils étaient chargés de garder la forêt dans toute son étendue. Il faut ajouter à ces troupes le bataillon de tirailleurs algériens et le 29e régiment de marche, régiment de très nouvelle formation, comme tous les corps de mobiles qui viennent d'être mentionnés, et dont la discipline laissait à désirer.(LMR_42)

Seul, parmi les mobiles, le régiment de la Nièvre avait reçu des fusils Chassepot; les autres corps, assez mal outillés, d'ailleurs, en effets de campement, d'équipement et de chaussure, étaient armés du fusil ancien modèle, ce qui leur donnait peu de confiance. (LMR_42)

Journée du 7 octobre 1870 :

Départ de Paris à 11h du matin du ballon l'Armand Barbes; A son bord, Gambetta, Spuller et l'aéronaute Trichet.
Arrivée près de Montdidier à 14h45. (Chevalier_97)

Arrivée des zouaves pontificaux à Tours.(Chevalier_67)

Le 1e corps bavarois atteint Arpajon en fin de journée.

Affrontement à Ablis (nord-est de Chartres) entre des francs-tireurs et une compagnie bavaroise et un escadron du 16e hussard prussien.

Le 7 au matin, lorsque le général Reyau se porta avec la cavalerie sur Pithiviers, les mobiles du 12e régiment (Nièvre) et une partie de ceux du Cher reçurent l'ordre d'aller occuper les positions d'Artenay et de Chevilly; le 12e de mobiles fut même porté jusqu'à Toury. Ces troupes étaient placées sous les ordres du lieutenant-colonel de Bourgoing, du 12e de mobiles. (LMR_42)

Reconnaissance sur Pithiviers (division Reyau, brigade Michel, tirailleurs algériens, 29e de marche) pour évaluer les forces prussiennes sur Malesherbes et Etampes. (LMR_41)

Journée du 8 octobre 1870 :

A cette date, le général von der Thann avait sous ses ordres les troupes suivantes : Le 1e corps bavarois à 4 brigades, la 22e division prussienne, les 2e, 4e et 6e divisions de cavalerie. Soit un total de 35 bataillons, 86 escadrons, 29 batteries, c'est-à dire environ 25000 fantassins, 12000 cavaliers et 174 pièces.
(LMR_46)

La 22e division incendie Ablis.

Von der Thann avec le 1e corps bavarois quitte Arpajon et marche sur Etampes. La 2e division de cavalerie rejoint la 4e près d'Angerville.

Escarmouches de Marolles (sud d'Etampes), entre des corps francs et la 2e division de cavalerie, lieutenant-général Von Stolberg.

Les généraux de Polhès, Borel et de la Motte-Rouge se rendent par chemin de fer à Tours. Ils assistent vers midi à une réunion avec l'amiral Fourichon, les généraux Fiéreck et d'Aurelle.
La marche sur Paris est considérée comme impossible au vu de l'état général des troupes. (LMR_45)

 

Journée du 9 octobre 1870 :

Gambetta arrive à Tours à midi.

" Toute l'armée de la Loire sur Paris ! "


Gambetta

Arrivée de Garibaldi à Tours.(Chevalier_99)

La 22e division occupe Etampes.

A 6 heures et demie du matin, les allemands prenaient la direction d'Orléans sur trois colonnes, dans l'ordre suivant :
Au centre, sur la route de Paris, les 1ere et 2e brigades bavaroises et la division prussienne;
A droite, la 3e brigade couverte, en avant et sur ses ailes, par la 4e division de cavalerie et les cuirassiers bavarois ;
A gauche, la 4e brigade couverte par la 2e division de cavalerie.
De nombreuses escarmouches eurent lieu avec les francs-tireurs qui couvraient le front des lignes françaises à Rétreville, Angerville, la ferme de la Vallée, Nord, Guigneville, etc.
Le soir, le 1e corps bavarois cantonnait dans le triangle Baudreville, Ourville, Allainville.
La 4° division de cavalerie atteignait Neuvy-en-Beauce; la 2e, Outarville.
(LMR_47)

La cavalerie prussienne arrive à Angerville au matin.

Combat d'Angerville :    

Troupes françaises

Troupes prussiennes

Francs-tireurs : les Partisans du Gers

cavalerie prussienne et
avant-garde du corps bavarois

Bilan: un tiers est fait prisonnier

Bilan: Prise du village vers midi


Angerville

Les bavarois retardés par ce combat n'arrivent à Toury qu'en fin de journée.

La division de Polhés se retire sur Orléans par Chilleurs-aux-Bois et Loury, menacée par la 2e division de cavalerie.

Le général de la Motte-Rouge, prévenu de la marche de l'ennemi, prescrivit immédiatement, par le télégraphe, au général Reyau d'avoir à se replier dans la journée même sur Artenay, Creusy et Chevilly, avec le bataillon de tirailleurs algériens et le bataillon du 29e de marche qui étaient avec lui.
La brigade Dastugue, dont une reconnaissance dans la direction de Malesherbes avait essuyé quelques coups de canon dans la journée, reçut l'ordre de conserver Pithiviers avec les mobiles de la Charente et de n'évacuer cette position que devant des forces supérieures qui rendraient la position intenable.
Le général Morandy devait reprendre le commandement des troupes de la forèt, et en cas d'attaque, y faire la plus vive résistance.
Au reçu de cet ordre, le général Reyau fit ses dispositions de départ et, vers les 5 heures du soir, il mettait sa colonne de cavalerie en route pour Neuville, où il arrivait vers 10 heures, s'y reposait 4 heures, dirigeait de ce point la brigade de Longuerue avec l'infanterie sur Artenay, la brigade Michel sur Creusy, et, de sa personne, se rendait avec la brigade de cuirassiers à Chevilly.
Dans cette même soirée du 9, les régiments de mobiles de la Nièvre et du Cher, informés de l'approche de l'ennemi, se repliaient aussi sur Chevilly et Cercottes.
Le général Peytavin, commandant la 3e division, était arrivé dans la journée avec quelques bataillons qui furent campés en avant du faubourg Saint-Jean, dans la direction des Ormes. Pour rester plus à proximité de ses troupes, cet officier général établit son quartier général à la tête du faubourg. (LMR_48)

La 1e division du 15e corps (général des Pallières) formée à Nevers reçoit l'ordre de se diriger sur Gien. Les 2e et 3e divisions doivent rejoindre Orléans. (LMR_46)

 

Journée du 10 octobre 1870 :

Gambetta prend le ministère de la guerre (en plus de celui de l'intérieur).
Il apporte un décret du gouvernement de Paris qui annulle l'élection des membres de l'Assemblée nationale prévue pour le 16 octobre.
Il congédie le général Lefort, malade, et le remplace par M. de Freycinet en tant que délégué à la guerre. (GB_87)

Les bavarois arrivent vers 10h sur Artenay. Les français occupent la ligne Arthenay - Patay.

Combat d'Artenay :   (Grenest_40)

Troupes françaises

Troupes prussiennes

Brigade Michel : 2e et 5e lanciers,3e dragons
Brigade de Longuerue : 6e hussards, 6e dragons
12e mobiles de la Nièvre
Un bataillon de mobiles du Cher
Chasseurs du 4e bataillon de marche
Chasseurs du 8e bataillon de marche
29e de marche
Tirailleurs algériens

Général Von der Thann,
2 divisions du 1e corps bavarois
22e d'infanterie
Les troupes se replient en ordre sur Orléans couvertes par deux régiments de zouaves qui défendent Artenay.  

80 pièces d'artillerie sont établies à Poupry
La 2e division de cavalerie s'avance sur la droite.
La 4e division de cavalerie s'avance sur la gauche.

Bilan : un millier de soldats faits prisonniers
Les forces françaises couvrent Orléans

Bilan: Prise d'Artenay vers 16h
Von der Thann y établit son QG

 

La 22e division (Von Wittich) occupe Poupry

 

Récit du combat d'Artenay du 10 octobre :
La Motte Rouge page 49 à 57, Grenest tome 1 pages 40 à 51

Consulter : Rapport du commandant en chef du 15e corps

Consulter : Rapport du chef d'état-major du 15e corps

 

Journée du 11 octobre 1870 :

Occupation d'Orléans :

6h du matin : Offensive des colonnes allemandes :

1e brigade bavaroise en réserve
extrème droite : 4e division de cavalerie vers la Loire pour couper la route de Beaugency
droite : 22e division se dirige sur Orléans par Sougy, Huêtre, Boulay et Ormes
centre : 2e brigade bavaroise à droite de la grande route, 3e et 4e brigades bavaroises sur la route de Chevilly
gauche : 2e division de cavalerie vers la forêt d'Orléans

La 22e division se heurte aux troupes françaises entre Boulay et Ormes : Echange de feu d'artillerie durant 5 heures.
Les bavarois s'emparent de Chevilly et occupent Cercottes vers 17h.


Erstürmung des eisenbahndammes vor Orléans durch das I. Bayrische corps am 11. oktober 1870 - Chr. Speyer

Effondrement de la droite française ; Abandon de Chevilly, repli sur le faubourg d'Orléans et ordre de retraite.

La 22e division établit son artillerie sur les hauteurs d'Ingré et bombardent la ville vers 17h.

Violentes fusillades et affrontements à la gare des Aubrais et au faubourg Saint-Jean.

Prise d'Orléans :   (Chevalier_109)

Troupes françaises

Troupes prussiennes

7600 hommes dont :
3e bataillon du 39e de ligne
5e bataillon de marche des chasseurs à pied
mobiles de la Nièvre
un bataillon de la légion étrangère (1350)
volontaires de l'ouest (160)

Général Von der Thann,

40000 bavarois et prussiens

Pertes : 2000 hommes hors de combat
légion étrangère :(600 tués ou blessés, 250 prisonniers)
volontaires de l'ouest (15 tués)
 

Pertes : Les bavarois ont perdu 45 officiers et 969 hommes de troupe, la 22e division, 14 officiers et 223 hommes.(_)

Bilan : Retrait d'Orléans

Bilan : Occupation d'Orléans


La Sablière

Vers 18h, le maire de la ville demande l'arrèt des bombardements, annonçant l'évacuation des troupes françaises.

Vers 23h, Von der Thann entre dans Orléans.

Le général de la Motte-Rouge fait retraite sur la rive gauche de la Loire par la Ferté-Saint-Aubin et établit son QG à Lamothe-Beuvron..

Von der Thann va s'établir à Orléans. Les divisions de cavalerie vont effectuer des reconnaissances sur Vierzon et Bourges ainsi que sur les deux rives de la Loire.

La ville doit payer une contribution de deux millions de francs et assurer l'intendance pour le corps bavarois et la 22e division prussienne.


Un épisode du combat des Aydes (11 octobre 1870) - La mort du commandant Arago.
Peinture signée : Lichy-Baudoin

 

Récit du combat d'Orléans du 11 octobre :
La Motte Rouge page 58 à 64, Grenest tome 1 pages 52 à 92,
Boucher Auguste Combat d'Orléans, Orléans - Herluison 1897

Consulter : Rapport du commandant en chef du 15e corps

Consulter : Rapport du chef d'état-major du 15e corps

Le général de la Motte-Rouge est relevé de son commandement par Gambetta. (Dépêche du 11 octobre 1870), (LMR_81)

Journée du 12 octobre 1870 :

La 2e division de cavalerie est en reconnaissance en Sologne.
La 4e division de cavalerie explore les deux rives de la Loire.

Les troupes du général de la Motte-Rouge stationnent sur une position fortifiée vers Salbris sur la rive gauche de la Souldre.

Journée du 13 octobre 1870 :

Paris : Combats de Bagneux, Châtillon et Clamart

Le général d'Aurelle de Paladines est nommé au commandement du 15e corps par Gambetta. (Dépêche du 13 octobre 1870), (LMR_81)

Création de la 1e armée de la loire;
L'effectif est de 60000 hommes.
D'autres corps sont en formation ; les 17e, 18e, 20e ainsi que le 16e corps (Pourcet) entre Blois et Vendôme.


d'Aurelle de Paladines

Départ de Garibaldi de Tours.(Chevalier_106)

Journée du 14 octobre 1870 :

Deux brigades prussiennes occupent Beaugency et les villages de Jargeau et Sully.

Départ de Paris de M. de Kératry sur le ballon monté Godefroy_Cavaignac.
Départ de Paris de M. Ranc, directeur de la Sûreté générale, sur le ballon monté Guillaume-Tell.
(Chevalier_82)

Journée du 15 octobre 1870 :

Arrivée à Tours du général Pourcet, parti d'Alger le 8. (Pourcet_4)

Arrivée à Tours du général Bourbaki. Gambetta lui donne le commandement de supérieur de la région du Nord. (Chevalier_121)

Combats de Varize et Civry.

600 soldats prussiens refoulent la résistance désespérée de la garde nationale. Ils pillent et incendient les maisons.


Varize

 

Récit des combats de Varize et Civry :

Défense de Châteaudun : L.D. Coudray, Pouillier Vaudecraine, Châteaudun, 1871

Journée du 16 octobre 1870 :

Sur ordre de Versailles, la 22e division se met en marche pour Saint-Péravy vers Châteaudun. Cette ville était occupée par les français.
La 4e division de cavalerie, laissant quelques détachements dans les villages du bord de Loire, se porte aussi sur Saint-Péravy.

Arrivée à Blois du général Pourcet (Pourcet_15)

La 1ere brigade de cavalerie (énéral Tripart) quitte Blois pour Mer. (Pourcet_16)

Journée du 17 octobre 1870 :

La 22e division et la 4e division de cavalerie arrivent près de Châteaudun et font campement entre les villages de Saint-Cloud et Ozoir-le-Breuil.

Un ancien officier polonais, le colonel Lipowski commande depuis le 7 octobre les corps de francs-tireurs occupant Châteaudun.
Il organise avec les habitants la défense de la ville en vue d'une attaque imminente.

Nomination officielle du général Pourcet au commandement du 16e corps d'armée. (Pourcet_5)

Le 3e bataillon de marche de chasseurs à pied part en train pour Mer et prend position à Saint-Laurent-des-Eaux. (Pourcet_16)

 

Journée du 18 octobre 1870 :

La 22e division se dirige sur Châteaudun;

Répartition de l'offensive :
La 1e brigade (43e Kontzki) à l'Est ayant pour objectif la gare de chemin de fer.
La 2e brigade par le sud avec l'artillerie.
La 4e division de cavalerie à l'ouest..

Le combat commence par des affrontements d'avant-postes. La canonnade débute vers 14h

Troupes françaises

Troupes prussiennes

Lipowski et de Testanières

Général Von Wittich

Violentes fusillades; Francs-tireurs et gardes nationaux défendent chaque rue pied à pied.

Vers 3h du matin les dernières troupes de Lipowski quittent la ville et se retirent sur Brou.

Guérilla urbaine sous un bombardement incessant.

Bilan : 96 otages et contribution de 200 000 francs

Bilan: Prise de Châteaudun

Un tiers de la ville en ruines. 235 maisons incendiées.


Erstürmung von Châteaudun am 18. oktober 1870 - A. Hoffmann

 

Documents sur le combat de Châteaudun :

Récits :
Grenest tome 1 pages 119 à 195
Chevalier pages 115 à 120

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Références bibliographiques

Journée du 19 octobre 1870 :

La brigade Deplanque doit assurer la défense de la forêt de Marchenoir. (Pourcet_5)

Journée du 20 octobre 1870 :

La 22e division se dirige sur Vitraye par Bonneval. Le soir son QG est à Vitraye. La cavalerie sur Saint-Loup.

Le général Chanzy est promu au grade de général de division (Pourcet_5)

Journée du 21 octobre 1870 :

Paris : Combat de la Malmaison

Thiers revient de sa mission dans les capitales européennes

La 22e division poursuit sa marche sur Chartres.

A Chartres, les troupes françaises sont constituées de détachements de mobiles armés de fusils anciens.
La défense n'est pas envisagée par les autorités locales qui font évacuer ces troupes de la ville.
La 22e division et la 4e de cavalerie entrent à Chartres vers 15h.
Le soir même, par un émissaire, Von Wittich rendait compte de sa situation au Prince Royal à Versailles.


Chartres

 

Le 15e corps est à Salbris occupant la route de Vierzon. La 1e division (des Pallières) est sur Aubigny gardant la route de Bourges.
Le 16e corps (Pourcet) est entre Blois et Vendôme;
A gauche sur le Loir : les francs-tireurs de Lipowski.
A droite sur la Loire : les volontaires de Vendée de Cathelineau occupant le château de Chambord.
Le général Fiéreck est chargé de la défense du Perche et du Mans.

Le 1e corps bavarois occupe Orléans. La 2e division de cavalerie explore le sud d'Orléans jusqu'à Lamotte-Beuvron
La 22e division d'infanterie et la 4e division occupent Châteaudun et chartres.

En vue de la libération de Paris , il est décidé une offensive de l'armée de la Loire pour reprendreOrléans.
Cette opération organisée et dirigée par le général d'Aurelle de Paladines est planifiée pour la fin octobre.
L'opération prévoit : une attaque de la 1e division du 15e corps par l'est de la ville simultanément avec une attaque des 2e et 3e divisions du 15e corps avec le 16e corps par l'ouest et le nord-ouest de la ville.

Journée du 25 octobre 1870 :

Les 2e et 3e divisions du 15e corps sont déplacée de Vierzon à Blois par chemin de fer.

Le général Von der Thann demande en vain des renforts à l'état-major à Versailles.

Engagement sur Binas :    
Affaire d'avant-postes    

Troupes françaises

Troupes bavaroises

Une compagnie des francs-ireurs de Saint-Denis, 38 hommes, commandant Liénard

Forte reconnaissance de la 2e division de cavalerie, lieutenant général Von Stolberg

Les francs-tireurs sont tous, ou tués, ou grièvement blessés.

 

 


Combat de Binas par Sicard

Binas

 

Journée du 27 octobre 1870 :

Escarmouche d'Anet (au nord de Dreux) entre des corps irréguliers et la 6e division de cavalerie, général-major Von Schmidt.

Capitulation de Metz

L'armée du prince Frédéric-Charles se trouve libérée du siège de Metz. Elle pourra désormais renforcer les troupes offensives au Nord , à l'Est et sur la Loire.

Journée du 28 octobre 1870 :

Départ de Thiers, accompagné de MM. de Rémusat et Cochery, depuis Tours pour Orléans

Journée du 29 octobre 1870 :

Départ de Thiers depuis Orléans pour Versailles

Journée du 30 octobre 1870 :

Journée de combat au Bourget

Arrivée de Thiers à Versailles. Il se rend le jour même à Paris, au ministère des affaires étrangères et assiste à un conseil de gouvernement.

Journée du 31 octobre 1870 :

Après concertation avec les membres du gouvernement, Thiers se rend à Versailles pour négocier avec les représentants de la Prusse.

Journée de mouvements révolutionnaires à Paris

 

 

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