Aperçu des ressources de l'armée de la Loire

Artillerie

Cavalerie

Corps francs

Infanterie

Spahis

Mobiles et mobilisés

Zouaves

Volontaires de l'ouest

 

Sources : lieutenant-colonel Rousset, général Thoumas

Listes non exhaustives

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Le comte de Palikao avait demandé l'organisation de 100 000 mobiles; courant août 1870, 400 bataillons furent constitués en province avec un équipement minimum. Le 29 août, 90 bataillons rejoignent Paris.
Les troupes de ligne sont réduits aux effectifs de dépôts et régiments de marche.
Les troupes d'Algérie et les compagnies disciplinaires sont rappelées en métropole.
L'organisation des régiments de marche donne lieu à la création de l'armée de la Loire;
Différentes troupes (15000 hommes) sont rassemblés à Orléans sous les ordres du général Polhés le 20 septembre 1870.

En novembre, la 1e armée de la Loire doit recevoir des renforts. Des décrets successifs permettent la formation des 18e corps (Nevers, général Bourbaki), 20e corps (Gien, anciens régiments de l'armée des Vosges, général Crouzat), 17e corps (Le Mans,général de Sonis), 21e corps (anciens bataillons du général Fierek, général Jaurès), 19e corps (Cherbourg, général Dargent).

La deuxième armée aux ordres du général Chanzy comporte environ cent vingt mille hommes, dont :
100000 fantassins, 10000 cavaliers, 5000 artilleurs, 1000 soldats du génie, 4000 soldats du train et services administratifs.
Ainsi que 360 bouches à feu, 4000 voitures de transport et 24000 chevaux.

C'est en octobre que l'armée auxiliaire (garde mobile, légion, corps francs, garde nationale mobilisée) est réunie à l'armée d'active sous le nom d'armée de la défense nationale.

 

 Artillerie   17e corps  21e corps

16e corps, 1e division, 2e brigade :

19e batterie, 7e régiment
18e batterie, 8e régiment
19e batterie, 10e régiment

16e corps, 2e division, 2e brigade :

19e batterie, 9e régiment
5e batterie, 12e régiment
6e batterie, 12e régiment

16e corps, 3e division, 2e brigade :

19e batterie, 13e régiment
19e batterie, 14e régiment
20e batterie, 14e régiment

16e corps, réserve d'artillerie : lieutenant-colonel Carré

2e batterie bis du 7e régiment d'artillerie
8e batterie principale du 1e régiment du train
14e batterie du 7e régiment d'artillerie
8e batterie ter du 1e régiment du train
12e batterie du 16e régiment d'artillerie
12e batterie principale du 1e régiment du train
17e batterie du 16e régiment d'artillerie
12e batterie ter du 1e régiment du train
15e batterie du 18e régiment d'artillerie
6e batterie du 20e régiment d'artillerie
7e batterie du 20e régiment d'artillerie

17e corps, 1e division, 2e brigade :

19e batterie, 6e régiment : capitaine Fichaux
19e batterie, 7e régiment : capitaine Rouvillois
19e batterie, 15e régiment : capitaine Daudier

17e corps, 2e division, 2e brigade :

3e batterie, 3e régiment : capitaine Crespy
4e batterie, 3e régiment : capitaine Croux
20e batterie, 13e régiment : capitaine Chabaury

17e corps, 3e division, 2e brigade :

20e batterie, 8e régiment : capitaine Gradoz
20e batterie, 10e régiment : capitaine Freschard
21e batterie, 14e régiment : capitaine Bacque

17e corps, réserve d'artillerie : commandant Smet

32e batterie d'artillerie de marine : capitaine Dupan
33e batterie d'artillerie de marine : capitaine Bourdeaux
1e batterie, 2e régiment : capitaine Delaissez
2e batterie, 2e régiment : capitaine Marion
15e batterie, 18e régiment : capitaine Béra
16e batterie, 18e régiment : lieutenant Coutures
20e batterie, 12e régiment : capitaine Debatisse
22e batterie, 13e régiment : lieutenant Wolf

 

21e corps, 1e division, 2e brigade : commandant Chauvet

25e batterie de marine
25e batterie bis de marine
2 pièces de 12 ( Maine-et-Loire)

21e corps, 2e division, 2e brigade : commandant de Vauguyon

22e batterie du 7e régiment : capitaine Gibault
25e batterie de marine : capitaine Fournier
2 pièces de 12 ( Maine-et-Loire)

21e corps, 3e division, 2e brigade : commandant de Magallon

21e batterie du 10e régiment
21e batterie du 12e régiment
2 pièces de 12 ( Maine-et-Loire)

21e corps, réserve d'artillerie : major Effantin

2 batteries de 12 (Ile-et-Vilaine) : capitaine Cocheret-Lemery
20e batterie du 6e régiment : capitaine Bègue
batterie à pied ( Maine-et-Loire)

  Cavalerie

Composition de la cavalerie française en 1870 :

Les régiments de cuirassiers, de lanciers et de dragons étaient à cinq escadrons; ceux de chasseurs, hussards, chasseurs d'Afrique et spahis avaient six escadrons.

Le gouvernement de la défense nationale a créé quatre régiments de dragons, quatre de chasseurs, deux de lanciers et deux de hussards. - (Charles Leser)

 

Organisation dans la deuxième armée de la Loire :

17e corps, division de cavalerie : commandant de Longuerue


21e corps

 

16e corps, division de cavalerie : général Ressayre (octobre 1870), général Michel

La colonne mobile de Tours

Brigade de cavalerie : Général Tripart
4e lanciers de marche : Lieutenant-Colonel de Ruot
3e hussards de marche : Lieutenant-Colonel de Noirtin
2e chasseurs de marche : Lieutenant-Colonel Bohin
7e cuirassiers de marche : Lieutenant-Colonel Bergeron
1e régiment de gendarmerie à cheval : Lieutenant-Colonel Geille

  Spahis

Au mois d'octobre 1870, les spahis forment le corps des éclaireurs algériens qui figure sur tous les champs de bataille de la Loire, et qui ne fut licencié qu'après la répression de la terrible insurrection algérienne de 1871. En licenciant le régiment des éclaireurs algériens , le général Wolff s'exprimait ainsi:
"Créé par un décret du 19 octobre 1870, ce corps, recruté dans les trois provinces de l'Algérie, entrait en ligne à l'armée de la Loire à la fin de novembre, grâce à l'impulsion donnée à son organisation par le colonel Goursaud; il assistait aux combats de Saint-Péravy, Patay, Les Ormes, Josnes, Vendôme, etc. Le 31 décembre, le ministre signalait sa belle conduite au combat de Varennes. Ce corps a lutté ensuite à Savigny, Voncé, au Mans, à Conlie, à Sillé-le-Guillaume. La guerre terminée en France, le régiment rentrait en Algérie (...) Je suis heureux d'adresser mes félicitations aux officiers, sous-officiers et éclaireurs algériens pour l'énergie qu'ils ont montrée dans les dangers et les fatigues de cette campagne".

 

  Zouaves

Le gouvernement de la défense nationale créa trois régiments de marche:

Un 4e est constitué en novembre 1870 :

  Corps francs


Francs-tireurs de Blidah
(Thoumas)
Francs-tireurs de Bordeaux
(Thoumas)
Francs-tireurs Parisiens
(Thoumas)
Francs-tireurs de Tours
(Thoumas)

Tirailleurs Toulonnais (Thoumas)

Volontaires de Bordeaux (Thoumas)

Eclaireurs à cheval du 21e corps (Thoumas)

Volontaires Vendéens de Cathelineau

Francs-tireurs de Paris

Francs-tireurs de l'Ain : colonne mobile de Tours

Volontaires de la Dordogne : 1e division, 21e corps
Phalange niçoise : 1e division, 21e corps
Eclaireurs de la Sarthe : 1e division, 21e corps

Francs-tireurs du Gard : 2e division, 21e corps
Guérilla de la Seine : 2e division, 21e corps
Eclaireurs de Mamers : 2e division, 21e corps
Francs-tireurs de la Sarthe et d'Argentan : 2e division, 21e corps

Francs-tireurs d'Eure-et-Loir : 3e division, 21e corps
Francs-tireurs des Alpes-Maritimes : 3e division, 21e corps
Eclaireurs de la Ferté-Macé : 3e division, 21e corps
Francs-tireurs de la Sarthe et d'Argentan : 2e division, 21e corps

Francs-tireurs de St-Brieuc, de Quimper, de Pont-l'Abbé, de Morlaix, de la Mayenne, chasseurs volontaires de Nantes, volontaires girondins : 4e division, 21e corps

 

 

 

  Mobiles et mobilisés

Ces contingents, groupés par département, formaient une force d'appoint de l'armée régulière.
Considérés quelquefois comme secondaires (leur dotation en équipement et en armes étant très imparfaite), ces contingents se montrèrent parfois offensifs et aptes à de brillants faits d'armes.

A consulter : Le recrutement   Mobiles et mobilisés

 

Ain, Aude, Isère : 76e régiment de mobiles, 2e brigade , 3e division, 17e corps
Calvados : 15e régiment de mobiles, 1e brigade , 3e division, 21e corps
Cantal, Yonne : 72e régiment de mobiles, 2e brigade , 1e division, 17e corps
Charente : 18e régiment de mobiles, 1e division, 15e corps
Charente-Inférieure : 8e régiment de mobiles, 1e brigade, 1e division, 16e corps
Cher : 19e régiment de mobiles, 1e brigade , 2e division, 17e corps
Corrèze, Sarthe : 90e régiment de mobiles, 2e brigade, 1e division, 21e corps
Côtes-du-Nord : 6e bataillon de mobiles, réserve du 21e corps
Deux-Sèvres : 1 bataillon mobiles, 1e brigade , 1e division, 21e corps
Dordogne : 22e régiment de mobiles, 1e brigade , 2e division, 16e corps
Eure-et-Loire : 63e régiment de mobiles, 1e brigade , 2e division, 21e corps
Eure-et-Loire : 4e bataillon de mobiles, 1e brigade , 2e division, 21e corps
Finistère : 1 bataillon de mobiles, 1e brigade, 3e division, 21e corps
Gard : 1e bataillon de mobiles, réserve du 21e corps
Gers : 85e régiment de mobiles, 2e brigade, 2e division, 17e corps
Haute-Loire : 67e régiment de mobiles, 1e brigade, 3e division, 16e corps
Haute-Vienne : 71e régiment de mobiles, 2e brigade, 3e division, 16e corps
Ille-et-Vilaine : 6e bataillon de mobiles, 1e brigade , 2e division, 21e corps
Ille-et-Vilaine : 1 bataillon mobilisés, 1e brigade , 4e division, 21e corps
Isère : 27e régiment de mobiles, 3e division, 16e corps
Loire-Inférieure : 1 bataillon mobiles, 1e brigade, 1e division, 21e corps
Loire-Inférieure : 6e bataillon mobilisés, 1e brigade, 4e division, 21e corps
Loire-Inférieure : 1 bataillon de mobiles, 2e brigade, 4e division, 21e corps
Lot-et-Garonne : 74e régiment de mobiles, 1e brigade, 1e division, 17e corps
Lot : 70e régiment de mobiles, 1e brigade , 3e division, 17e corps
Manche : 30e régiment de mobiles , 2e brigade, 3e division, 21e corps
Manche et Calvados : 92e régiment de mobiles , 2e brigade, 3e division, 21e corps
Mayenne : 2 bataillons de mobiles, 2e brigade, 4e division, 21e corps
Mayenne : 66e régiment de mobiles, 2e brigade , 2e division, 16e corps
Morbihan : 1 bataillon mobilisés , 2e brigade, 4e division, 21e corps
Nièvre : 12e régiment de mobiles , 1e division, 15e corps
Orne : 49e régiment de mobiles, 2e brigade , 2e division, 21e corps
Sarthe : 1 bataillon mobilisés , 1e brigade, 1e division, 21e corps
Sarthe : 1 bataillon mobilisés , 2e brigade, 1e division, 21e corps
Sarthe : 1 bataillon mobilisés , 2e brigade, 2e division, 21e corps
Sarthe : 4e bataillon mobilisés , 1e brigade, 2e division, 21e corps
Sarthe : 1 bataillon mobilisés , 2e brigade, 3e division, 21e corps
Sarthe : 33e régiment de mobiles , 2e brigade, 1e division, 16e corps
Vendée, Lot-et-Garonne, Gironde : 78e régiment de mobiles , 1e brigade, 3e division, 21e corps



  Infanterie


16e régiment de ligne : 1e brigade, 3e division, 15e corps
19e régiment de ligne (1 bataillon) : 2e brigade, 4e division, 21e corps
25e régiment de ligne (1 bataillon) : 1e brigade, 4e division, 21e corps
38e régiment de ligne : lt-col Courtot, colonel Minot : 1e brigade, 1e division, 15e corps
39e régiment de ligne : colonel Jouffroy : 1e brigade, 2e division, 15e corps
62e régiment de ligne (1 bataillon) : 1e brigade, 4e division, 21e corps
78e régiment de ligne (1 bataillon) : 2e brigade, 3e division, 20e corps
86e régiment de ligne (1 bataillon) : 1e brigade, 4e division, 21e corps
92e régiment de ligne
(Thoumas)
97e régiment de ligne (1 bataillon) : 1e brigade, 4e division, 21e corps

 

   Zouaves pontificaux - Volontaires de l'ouest

A consulter : Volontaires de l'Ouest


Extrait de "Monument d'Auvours" (Champion Le Mans 1874) par le lieutenant-colonel de la Touanne :

Arrivés de Civita-Vecchia à Toulon le 27 septembre, les zouaves pontificaux avaient déclarés à l'unanimité, à M. de Charrette, leur lieutenant-colonel, qu'ils voulaient servir le pays sous ses ordres.
Appelé à Tours, M. de Charrette y recevait un brevet de lieutenant-colonel, commandant la légion des Volontaires de l'Ouest.
Dès le premier jour, trois compagnies étaient formées, de 60 hommes chacune.
Commandées par M. Legonidec de Traissan, elles partaient de Tours le 9 octobre pour gagner Fontainebleau.
Arrêtés à Orléans, les zouaves étaient chargés, le 11 octobre, de couvrir la gauche de l'armée et s'en acquittaient héroïquement.

Cependant deux bataillons étaient organisés au Mans. Un troisième se formait. Le 9 novembre, ils partaient pour Châteaudun et passaient le 19 au 17e corps sous le commandement du général de Sonis. Quant au 3e il était attaché au général Jaurès commandant le 21e corps.

A Loigny le 2e bataillon venait par une brillante charge dégager la gauche de l'armée, sur trois cents hommes partis le matin il en manquait le soir 207 et 11 officiers, le colonel de Charrette, le commandant de Moncuit étaient blessés, le commandant de Troussures, MM. de Gastebois, de Bellevue, de Ferron, du Bourg et tant d'autres avaient trouvé la mort.

Réorganisé à Poitiers, le 1er bataillon était réuni au 3e dans le 21e corps. Le 10 janvier il était ajouté à la division de Bretagne avec le 6e bataillon des mobiles des Côtes-du-Nord.